Bio

Christophe Alzetto
Christophe Alzetto, artiste plasticien

Christophe Alzetto, né et résidant en France, est surtout connu pour sa série des Visages, toiles dans lesquelles il joue et rejoue la figure féminine dans un réseau-amas de fils et de toiles, pour en interroger l'âme enfouie. Son travail tient autant de la peinture que du dessin, et donne une vie singulière à des chevelures labyrinthiques ainsi qu'à un regard toujours essentiel, tantôt perdu, tantôt magnétique, mais qui ne laisse jamais indifférent.


Il se signale aussi par son travail sur l'espace intimiste, dont le modèle et l'inspiration sont la cabane enfantine, qui se met en œuvre notamment lors d'expositions impliquant le visiteur dans un parcours fantasmagorique et ténu tout à la fois, fait de lumière, de musique, de tentes de fortune et de passages secrets.


L'artiste interroge régulirement le support, en le démantibulant, en lui donnant de la profondeur, en l'extrudant. Initialement graphiste, il refuse de considérer la toile comme simple "support d'image", car pour lui elle est avant tout objet, voire lieu. Cette notion de lieu du reste, en tant qu'espace de sens et d'état, traverse l'ensemble de son œuvre.


Enfin, un autre pan de l'œuvre de Christophe Alzetto est celui des lisières : toiles reprenant son goût pour l'enchevêtrement et les systèmes de connexion, dans lesquelles on hésite entre lecture littérale d'une scène forestière et contemplation abstraite, et où la séparation instable en deux zones perpendiculaires nous renvoie à la "sensation de l'orée".


Qu'il travaille sur l'âme du lieu ou l'intériorité de visages dont il dit vouloir faire la "géologie", l'artiste nous fait découvrir un univers fait de "strates de perception" dans lesquelles matière et signe se disputent la prédominance, et dans lesquelles fond et forme se nourrissent et s'abolissent pour devenir la synthèse vibrante d'une réalité furtive excédant la vision instantanée et surfacique.




Autres sources biographiques
Interview sur MyRankArt, septembre 2017

Interview sur Courte pointe, février 2013